Le Fil Rouge - Parcours D'Art
Le parc du château de Changy se transforme, en un espace de découverte artistique à ciel ouvert. Sculptures, installations et œuvres singulières dialoguent avec les arbres, les allées et les perspectives du parc. Le public est invité à déambuler librement ou en suivant le plan du parcours, à son rythme, pour rencontrer des univers artistiques variés, sensibles et poétiques.
Ce parcours a été conçu comme une expérience immersive, où la nature devient le socle et l’écrin des œuvres.
Du Samedi 23 mai au Dimanche 31 Mai
De 14h à 19h
Nocturne les samedis jusqu’à 22h
Vernissage
Samedi 23 Mai 2026
de 14h à 22h
Concert live
et buvette populaire
de 16h à 22h
Rencontre avec les artistes
Entrée libre et Parking gratuit
Les artistes exposés - Edition 2026
Alquin — Sculptures. bois, bronze et marbre
Je suis plus statuaire que sculpteur . Une statuaire libre est quelque chose d’indomptable, qui vient des profondeurs labyrinthiques des peuples, de leurs bêtes et de leurs comètes. Parfois c’est leur beauté nue qui dérange les gardiens de quelques dogmes dévoyés ( il est arrivé qu’un Président français fasse couvrir le sein des nymphes de marbre d’un de nos palais sur le passage d‘un haut dignitaire iranien) parfois c’est leur puissance magique qui nous captive, quand on s’y attendait le moins. C’est un mat totémique Haïda pourrissant dans une forêt de cèdres. C’est une icône noircie dans la pénombre de Rocamadour. C’est un dieu ligoté à un pieu planté dans la falaise de Bandiagara honteusement arraché par un ethnologue vaguement surréaliste. Une chose est sûre, jamais on aurait pris cet art plurimillénaire au sérieux , s’il ne s’était agit que de sculpture, c’est bien de la statuaire que l’on parle à travers les âges, jusqu’à ce jour. Ni les installations de nos musées quelque soient leur pertinence, ni le design quelque soit sa poésie n’ont rang de statue. Encore aujourd’hui, rien ne remplace une statue. Elle se tient devant vous et que son regard soit précisément sculpté ou non, c’est par là qu’on entre en matière.
Photo Michel Lunardelli
Anne Bernot, artiste plasticienne.
Anne développe une oeuvre faite de va-et-viens.
Son travail s’inscrit dans l’exploration de multiples matières : le verre, l’émail sur cuivre, la terre, lebois, la peinture, le fil de fer, le papier…
À travers elles, elle raconte de petites histoires, parfois les siennes, aux contours volontairement ouverts et pas toujours explicites.
Elle aime changer de médium, les croiser, parfois les mêler. Son travail se déploie ainsi en cycles discontinus, au rythme de ses expérimentations.
Bertrand Ricq, céramiste, sculpteur.
Il a été formé par Emmanuelle Wittmann et Jean-Paul Bornier et suivi régulièrement des masterclass afin de parfaire ses compétences, notamment avec Alistair Danhieux pour la technique du raku dit « Nu »
Il se concentre actuellement sur l’enfumage qui permet de teinter la surface des pièces de toute une gamme de nuances allant du gris clair au noir intense.
Passionné par la sculpture du granit, il restitue en céramique l’émotion de ce touché à la fois lisse et rugueux. »
Jean Michel Unger - Sculpteur
J’ai le goût de chercher à disposer la matière dans l’espace.
Jouer avec les pleins et les vides, composer des structures, des accords, rechercher un équilibre en reliant, disposant, opposant des volumes ou des surfaces dans l’espace.
J’utilise des matériaux lourds comme les pierres ou l’acier, qui une fois assemblés se meuvent librement dans l’espace, libérant ainsi la matière de sa pesanteur habituelle.
Ces sculptures mobiles qui bougent au gré du vent captent l’attention par la permanence de leur mouvement. Cette mobilité constante ajoute aux trois dimensions spatiales habituelles de la sculpture, une quatrième dimension qui est celle du temps.
Une recherche perpétuelle d’équilibre, d’harmonie et de résonance avec l’architecture et la poésie du vivant.
Laurent Gardet
Mon activité de sculpteur se partage entre mon travail à l’atelier et mon travail dans la nature.
A l’atelier je réalise des sculptures « durables » en métal en utilisant l’acier pour ses qualités contradictoires souplesse-rigidité, finesse-épaisseur.
Dans la nature ce sont plutôt des sculptures « éphémères » élaborées sans outils avec les matériaux trouvés sur place. Ces installations, fragiles par essence, se situent à la frontière entre un accident naturel et une intervention artificielle.
Libor David - sculpteur
Né à Brno (République tchèque) en 1947, Libor David a étudié la peinture, la sculpture et la céramique pendant six ans avant de fuir la Tchécoslovaquie communiste pour la France en 1968 lors du soulèvement du Printemps de Prague.
Il s’inscrivit aux Beaux-Arts de Paris et rejoignit rapidement les cercles artistiques de l’époque, se liant d’amitié avec Claude et François-Xavier Lalanne, entre autres, qui collaborèrent avec lui sur des projets artistiques pendant de nombreuses années.
Connu pour son travail très habile en marbre, pierre et métal, les objets fonctionnels surréalistes Art déco de Libor David lui valurent un solide public, des commandes privées et publiques, comme l’Elysee ou la ville de Paris qui commanda un ensemble de six bancs pour le 6e arrondissement.
Ses œuvres sont conservées dans de grands musées tels que la Galerie nationale de Prague, le musée de Middelheim à Anvers et le Musée d’Art Moderne à Paris.
Lili Bel - Plasticienne textile
Depuis plus de vingt ans, Lili Bel déroule, démêle, crochète, tend, lie, le fil de sa vie dans une œuvre en perpétuelle évolution aux formes sans cesse renouvelées.
« Maille après maille, ma pensée se révèle, l’ouvrage prend forme… »
Artiste plasticienne textile, elle construit son ouvrage de patience selon différents axes. Intimiste sur des formats autonomes de dimensions variables autour du thème de l’amour et du désamour, le travail de Lili Bel est aussi parfois plus imposant, voire monumental jusqu’à investir des lieux publics. Il dialogue alors avec l’espace devenu matière au sein d’installations in situ et ne cesse de nous surprendre.
Prune Kantor
Marc Mameaux - Sculpteur de lumière
Ingenieur-Ingenieux, Marc façonne la lumière comme un matériau palpable lui donnant vie grâce aux vecteurs extérieurs qu’offrent la nature et les infrastructures crées par les humains trop souvent cartésiens.
Ses œuvres sont des portes vers un imaginaire poétique et onirique. Il révèle grâce a ses installations, des voyages insoupçonnés.
Pierre Aulas - céramiste
Après un parcours professionnel international en temps que créateur de parfums, Pierre Aulas a choisi de capitaliser sur ses compétences olfactives et sa connaissance des végétaux pour la transposer à sa passion pour la céramique.
Pierre a travaillé pendant de nombreuses années pour des marques prestigieuses de la parfumerie (Mugler, Azzaro, Chloé, Burberry, Lacoste, Bon Parfumeur…) C est donc tout naturellement qu’il poursuit son amour des plantes et des fleurs qu’il immortalise désormais en porcelaine plutôt que d’en extraire l’essence. C’est aussi une suite logique que de créer ses propres parfum de bougie et de les couler dans ses propres céramiques dont le couvercle est orné d’un complexe de fleurs en porcelaine en guise de bouchon.
Formé successivement par Jean-Paul Bornier, et Anne-Claire Martin, il a aussi participé à des master class animées par les céramistes Yves Lambeau, Alain Fichot, Alistair Danhieux, Jose Mariscal et Catherine Le Baron.
Pierre Aulas a installé en 2006 son atelier en Puisaye (Yonne), lieu ancestral du travail de la terre.
Sabine André Donnot - Plasticienne
La diversité des sculptures et figures aux formes volubiles de la plasticienne Sabine André-Donnot (arbres, personnages, chimères sur pied ou perchées) manifeste autant une approche syncrétique de mythes animistes ancestraux qu’une fantasmagorie personnelle. Les compositions jouent avec humour mais révérence de ces détournements dans une jubilation des formes où l’évidence du féminin s’exprime avec énergie et grâce.
Bois flotté d’abord, glané dans les mares, objets choisis parmi l’hétéroclisme des brocantes deviennent êtres de métamorphoses. Mais l’alchimie qui transforme petits paniers, nichoirs à oiseaux, yeux de verre, têtes de poupons, récipients divers, racines d’arbres, cauries, corail jusqu’à des coloquintes en fétiches fait écho à la capacité de ces derniers dans le passé à incarner le monde de l’invisible. Le travail de la plasticienne apparaît ainsi comme la métaphore concrète d’une transcendance à la racine du sacré et de toute création.
Vincent Levy - Céramiste historien.
Avant de devenir céramiste, Vincent Lévy est un artiste numérique et monteur de films documentaires, soucieux de nos représentations du réel. À partir de 2005, il ressent la dématérialisation liée aux outils numériques comme une perte de sens et met les mains dans l’argile. Ce travail sur la matière est devenu sa principale activité depuis 2014. Son univers céramique reste lié à l’image, particulièrement l’image photographique, sous forme d’archives documentaires. C’est un univers visuel marqué par les sentiments de fragilité et de fugacité du vivant. Il se définit lui-même comme un archéologue exhumant des fossiles d’images à partir des couches d’argile, chargé de documenter l’état du monde actuel pour le transmettre aux générations futures. Il travaille plus particulièrement le grès et le papier porcelaine, avec des impressions en transferts décalcomanie et en photo-lithographie, tout en restant curieux de toutes les autres formes d’impression d’images possibles. Il utilise aussi volontiers la cuisson raku qui permet de donner à ses pièces un aspect de brûlé charbonneux, métallisé et craquelé, comme des roches volcaniques solidifiées et chargées d’énergie. Il travaille aujourd’hui dans son atelier à Montreuil (93).
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